Subsides à prendre sous la loupe
L’Etat de Vaud, plus généreux en matière sociale que la plupart des Cantons, subventionne les personnes dont la prime d’assurance-maladie de base dépasse 10% du revenu. Mais quel revenu? Lorsque l’intéressé travaille à temps partiel par confort personnel et que sa paie diminue d’autant, le subside n’a plus sa raison d’être, en tout ou en partie.
Le député Fabrice Moscheni a demandé au Conseil d’Etat combien de bénéficiaires du subside travaillent à temps partiel. La réponse est donnée sur la base d’un sondage assez restreint: quelque 700 cas, alors que le nombre des bénéficiaires est de 224 000. De ce pointage, il ressort que les personnes travaillant à 95-100% (et pas 100%…) sont «très largement majoritaires», à raison de 70%. Cela fait tout de même plus de 30% qui travaillent à temps partiel. Une règle de trois indique que, sur l’effectif total, cela pourrait faire au moins 75 000 personnes: quinze brigades! Et parmi les 30%, les demandes refusées atteignent à peine 5% …
On peut comprendre que la pratique administrative soit bienveillante lorsque le travail à temps partiel s’impose du fait de certaines contraintes. Est-ce le cas pour 60 000 assurés?
Au sommaire de cette même édition de La Nation:
- Contre l'impossible roman noir vaudois – Editorial, Félicien Monnier
- Loi sur le Grand Conseil - La Ligue vaudoise répond à la consultation – Ligue vaudoise
- L’empire se meurt – Benjamin Ansermet
- Rapprocher économie et société – Jean-Hugues Busslinger
- Que reste-t-il aux souverainistes? – Olivier Delacrétaz
- Oui à l’argent liquide – Cédric Cossy
- Le fonds climat: où s’arrête le rôle de l’Etat? – Quentin Monnerat
- Sidérant? Et vlan! – Jacques Perrin
- Zermatten et les bases spirituelles de notre armée – Xavier Panchaud
- Début de consécration pour les Mosaïques d’Orbe – Félicien Monnier
- Trois verres ça va, un Vert bonjour les dégâts – Le Coin du Ronchon
